Val de Nauze

En attendant les journées du patrimoine.

Les blogs de Fongauffier-sur-Nauze et de Val-de-Nauzefaut-il le préciser, ne sont absolument pas liés à une conviction religieuse quelle qu'elle soit.

 

 

Le choeur de l'église  de Belvès. Photo P.F

 

La semaine du patrimoine nous amène, inévitablement, à retourner vers nos monuments, vers les sites comptables de notre histoire. Devrait-on raser la Basilique de Saint Denis sous prétexte que nous sommes théoriquement en République et que la nécropole de Saint Denis est celle de la Maison de France. Devrait-on détruire la cathédrale d'Albi parce qu'elle est le fleuron de l'insoutenable, intolérante et terrible épopée de l'Inquisition et devrait-on abandonner Versailles parce que ce chef d'oeuvre valorise le délire de la monarchie absolue. Il faut donc vivre avec son histoire ; même si elle a ceci  de commun avec les cors au pied… parfois elle fait mal.

 

La fine plume de Saint Exupéry abordait ce sujet d'une manière consensuelle qui, probablement, serait encore  admise par beaucoup de nos concitoyens : "Une civilisation est un héritage de croyances, de coutumes et de connaissances lentement acquises au cours des siècles, difficiles parfois à justifier par la logique mais qui se justifient d'elles mêmes puisqu'elles ouvrent à l'homme son étendue intérieure."

 

 

 

René Malaury, pour les autorités temporelles belvésoises, accueille Jean-Louis Tauran, cardinal de la Curie romaine.  Photo Jean-Paul Chaumel

 

 

Belvès samedi 8 septembre recevait Jean-Louis Taran, un cardinal de la curie romaine, et ce fut l'occasion pour les catholiques de croiser un personnage de la plus haute hiérarchie de leur confession. Pour les agnostiques, il y en avait dans l'église ce jour là, ce fut l'occasion de pénétrer dans l'église de Belvès pour voir l'avancement des travaux  de cet édifice cultuel. Ils coûteront cher, très cher aux contribuables mais admettez qu'il n'appartient pas à ces blogs de dire si, dans le contexte actuel, c'est un choix cohérent et raisonnable de s'atteler à de telles dépenses. Si l'aga Khan est parti au secours de Chantilly on n'a pas entendu dire, dans le Val de Nauze, qu'une fortune de notre planète se soit portée au chevet des fresques de l'église de Belvès.

 

Force est de reconnaître que si l'on n'avait entrepris que des chantiers impérieux pour la vie de l'humanité notre patrimoine humain serait inexistant. Il n'y aurait aucun palais, pas davantage de cathédrales, ni Taj Mahal, ni statue de la Liberté, ni Tour Eiffel, ni Stade de France...

 

 

 

L'an dernier le Docteur Michel Carcenac, parcourant l'église de Belvès, disait à la croisée de l'humour et de l'espoir "Belvès sera la chapelle Sixtine du Périgord".

 

 

Jacob et Moïse, personnages bibliques, réhabilités au niveau artistique, figurent sur les parois de l'église de Belvès.

 

 

Ces travaux fort coûteux appellent une considérable enveloppe de fonds nécessaires à cette restauration.

Auraient-ils été plus judicieusement utilisés ailleurs ; c'est manifestement un débat de conscience et chacune et chacun d'entre nous peut avoir une opinion. Pour les croyants et pour les adeptes du patrimoine probablement ; pour les autres c'est vraisemblablement moins certain.

 

  

Si vous avez une opinion autorisez vous à l'exprimer en répondant au sondage du jour.

 

 

Pierre Fabre.



12/09/2012
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